Il y avait longtemps que nous en parlions. Apres avoir visionné quelques épisodes de la série Le Jeune Montalbano, la Sicile avec ses paysages, sa cuisine et sa culture ont commencé à nous intriguer. L’idée a fait son chemin et finalement, nous y sommes allés en début d’automne 2025.
En résumé, le 17 septembre nous avons pris le vol d'Air Transat vers la Calabre, plus précisément Lamezia Terme. Dès notre atterrissage, nous avons fait un court trajet en bus pour arriver à la petite gare de Lamezia et embarquer dans le train vers Reggio di Calabre où nous y avons passé un apres-midi et une nuit. Le lendemain, après une marche de 20 minutes nous sommes au port pour prendre un ferry (Liberty Ferry) avec lequel nous traversons le réputé détroit de Messine. Le 19 octobre nous quittons la Sicile (ferry vers Reggio) ou le 20 octobre nous prendrons le train direct vers Venise. 9 heures de trajet mais très agréable. Nous passerons 5 jours à Venise avant de reprendre le vol direct Venise - Toronto.
La Calabre. Une autre région un peu intrigante que ce voyage allait nous permettre d’entrevoir. Je dis entrevoir car nous ne sommes restés que quelques jours dans cette région du Mezzogiorno qui après la Sicile, est la deuxième plus pauvre région de l’Italie.
La température à Reggio est 28C et le soleil plombe.
Mais après une nuit sans sommeil et un très long vol, c’est une marche qui demande beaucoup d’énergie. Dès que nous nous approchons du B&B, notre hôte vient à notre rencontre : probablement facile de nous identifier avec nos petites valises à roulette! Il nous emmène à notre B&B qui est situé près de la station des Liberty Ferries d'où nous traverserons à Messina (Sicile) le lendemain matin. L’appartement est très petit, très propre avec une seule fenêtre donnant sur une cour intérieure qui nous permet de jouir (!) des bruits de conversations des locataires et des vespas servant à leur transport. Comme nous sommes affamés, nous sortons donc pour chercher un endroit où manger. Nous marchons. Longtemps. Mais c’est l’après-midi et tout est fermé jusqu’à 19heures 30. Nous trouvons un petit café qui a encore quelques sandwiches à offrir. Avec la fatigue, je n’arrive pas à bien prononcer mon italien alors le serveur m'aide un peu en anglais. Reggio ne nous emballe pas...nous retournons bien vite au « dortoir » pour un repos bien mérité.
Traversée Reggio – Messina.
C’est avec une grande trépidation que nous avons traversé le golfe de Messine. Comme chaque ville en Sicile, Messine a une histoire marquée par les invasions, les catastrophes naturelles, les guerres dont la deuxième guerre mondiale qui l’a lourdement endommagée (tellement endommagée que la ville s'est méritée une médaille de mérite militaire!). Avant les tonnes de bombes, il y avait eu un tremblement de terre qui fit 60,000 morts! Cette ville a du mérite! Nous arrivons au port de Messine et aimons l’atmosphère.Il nous reste un peu de temps avant de prendre le bus pour Taormina ou nous resterons 3 jours. Et donc, nous nous promenons le long du port, allons sur la grande place du Duomo qui est assez étonante! Une belle reconstruction! Un clocher avec un carroussel de personnages qui s'animent sur le coup des quinzes minutes. Le clocher de la cathédrale de Messine est célèbre pour son horloge astronomique géante, la plus grande du monde
L'intérieur de la cathédrale est un véritable joyau.
Après un agréable trajet en bus (ca. 2 heures 30), nous arrivons à Taormina. C'est le weekend. Les rues sont pleines à craquer de voitures, taxis, scooters et piétons avec valises. Taormina c’est un peu le St-Tropez de la
Sicile! Nous marchons au milieu de ce chaos avec notre petite valise à roulette ( que nous étions heureux d'avoir seulement un "carry-on" par personne!) et arrivons à notre B&B avec un peu de retard.
Les origines de Taormine remontent au 8ieme siècle av. J.-C. Elle peut s’ennorgueillir d’avoir été la première colonie grecque de la Sicile! Elle resta une ville prospère et un centre important du monde grec pendant plus de 500 ans : à l’arrivée des Romains, elle décida de s’allier à eux (au lieu de résister comme Siracuse) et bénéficia d’un statut de cité libre.
Comme toute la Sicile, Taormina fut tour à tour sous la dominations romaine, byzantine, normande, souabe, aragonaise et espagnole avant d’être incorporée au royaume des Bourbons de Naples puis à celui d’Italie en 1860.
Chaque
période y laissa des traces visibles et ajoutent au charme de son ambiance. C’est au XIX ième siècle que les touristes
(artistes, écrivains dont Maupassant, Goethe, musiciens dont Richard Wagner et aristocrates
européens) affluèrent et cela lui conféra rapidement sa réputation de
lieu incontournable en Sicile.
Son théâtre grec et en arrière plan le volcan Etna dont la silhouette prédomine toute le nord-est de la Sicile. Un paysage d'une grande beauté. Nous avons eu de la chance ce jour là car il n'y avait aucun nuage!
Trois de ses côtés sont bordés par les églises San Giuseppe et San Agostino et la tour de l'horloge, dont l'arche fait pénétrer dans la vieille ville. La place offre une vue imprenable sur la baie et l'Etna ! Après avoir déambulé dans sur le Corso Umberto avec ses restos et luxueuses boutiques, tout le monde semble s'y retrouver sur ses nombreuses terrasses.
Un autre lieu que nous avons adoré à Taormina est celui des Jardins Publiques. Encore un endroit qui offre une vue imprenable sur la baie et sur l'Etna. Les habitants de Taormina s'y retrouvent chaque soir pour la passeggiata avec les membres de leurs famille et les amis. Il Giardino Publico offre une atmosphère très paisible qui contraste avec la foule bruyante des rues avoisinantes.
Nous avons beaucoup aimé l'accueil et la situation de notre B&B où nous avons passé 3 nuits. Situé à 2 pas du Corso Umberto, le B&B Casa Michele nous a enchantés. L'appartement était très spacieux et son ameublement me rappelait l'appartement de mon grand-père Luigi à Montréal. Nous avons passé de très belles soirées sur la grande terrasse où nous pouvions admirer la mer et la côte calabraise tout en sirotant notre bière Messina!
Et que dire de nos hôtes, Salvatore et Domenica! Salvatore, né à Taormina en 1944! (il était fier de son âge) parlait mieux l'anglais que moi l'italien! Lui et sa femme nous traitaient aux petits oignons: quand Salvatore nous a demandé ce que nous voulions pour le petit déjeuner, j'ai acquiescé à sa demande et commandé deux croissants, du pain, des oeufs, des confitures. Quelle surprise le matin de notre petit déjeuner quand nous avons vu la taille gigantesque de ces croissants fourrés au chocolat et aux pistaches. Nous avons adoré les petits pains et les tomates fraiches arrosées d'huile d'olive et d'oregan du village voisin Castelmola. Ce couple était d'une gentillesse vraiment touchante! Taormina fut une belle introduction à l'hospitalité sicilienne.
L'accueil de nos hôtes fut cependant si chaleureux que nous en avons oublié l'impression initiale! Cristina et son frère Ninni nous ont mis à l'aise assez rapidement: ils parlaient assez bien l'anglais ce qui a facilité la conversation.
Bien que le voyage ait été très agréable, aucune des stations n'a vraiment été intéressante! A Randazzo, par exemple, nous étions là en début d'après-midi alors tout était fermé. Aux autres stations, aucun WC et des quartiers populaires sans attrait spécifique. Nous avons eu la chance de trouver un minuscule panificio où nous ravitailler pour la seconde moitié du trajet!!! Vive la foccacia!
Catane a ses charmes et nous avons aimé les parcs entourant la villa Bellini, la via Etnéa, grande rue commerciale de 3 kms qui aboutit au volcan! Le document ci-dessous (exposé au Palais Biscari) illustre bien l'étendue de la coulée de lave lors de l'éruption du 17ième siècle.
La visite du musée diocésain nous a permis de monter sur ses toits et d'admirer le panorama! Le monastère des Bénédictin, l'Etna, et la ville.
Catane est réputée pour son marché de poissons La Pescheria et nous y sommes allés, évidemment! Nous y avons dégusté différents plats dont une grosse salade de poulpes et une pizza aux fruits de mer! Liska fut notre resto préféré.
Le trajet en bus de Catane à Syracuse dure à peine 1 heure et marque ainsi notre arrivée dans la région du sud-est de la Sicile. Les guides recommandent fortement la visite de cette ville qui fut la plus importante ville du monde occidental. Syracuse, ville natale d’Archimède, est dotée d’un magnifique port naturel.
Dans la région de Syracuse, il y pousse du papyrus! Il fut apporté de la Grèce égyptienne aux IIIe et IIe siècles av. J.-C. et planté le long du fleuve Ciane tout proche, où il pousse encore. En voilà quelques exemplaires dans Fonte Aretusa, ce bassin d'eau douce alimenté par une source d'eau qui attira les Grecs jusqu'ici et fut le sujet de maintes légendes antiques.
Considéré comme le plus ancien temple grec dorique de toute la Sicile, remontant peut-être au début du VIe siècle avant notre ère, il est un des plus vieux du monde grec, comparable à celui de Corinthe !!! Au cours des siècles, il fut transformé en église, puis plus tard en mosquée. L’édifice fut ensuite incorporé dans une église normande, puis dans une caserne sous les aragonais au XVIe siècle.
Et c'est à Siracuse que nous louerons une auto pour une semaine car nous voulons visiter la région des villes baroques, et ensuite partir vers le sud-ouest pour explorer la vallée des Temples et la villa Romana del Casale. Les transports publics ne sont pas vraiment adaptés à cet itinéraire. Après avoir quitté les bureaux de l'agence de Budget où tout s'est très bien déroulé, nous nous sommes dirigés NOTO.
Ce fut compliqué d'ouvrir les portes d'entrée du domaine: je communique avec la personne par What'sApp (elle est à Florence!) et c'est finalement sa mère qui habite au domaine qui nous voit à l'entrée et qui nous ouvre. C'est un scénario assez commun en Sicile: la personne qui s'occuppe de louer sur Booking ou Bed & Breakfast Italia habite ailleurs qu'à cet endroit et ce sont les parents (la plupart du temps unilingues italiens) qui s'occuppent d'accueillir les clients.
Le lendemain, nous quittons Floridia et allons nous balader vers l'intérieur avec l'intention de passer quelques nuits à Caltagirone où Heiner y a déniché un B&B dans la vieille ville. Nous profitons de notre auto pour emprunter de petites routes de campagne avant de faire une halte à Ragusa.
Ragusa Ibla (vieille ville avec édifices baroques) est pleine de charmes. Un jeune troubadour joueur de harpe celtique donne une belle atmosphère au parc Giardino Ibleo.
Portail de l'église San Giorgio Vecchio (XVe siècle). Le relief représente saint Georges terrassant le dragon. Le reste de l'église fut entièrement détruit lors du tremblement de terre de 1693.
D'innombrables ateliers de céramique jalonnent les rues de la ville. Grâce à Luigi, qui est un enfant de la ville, nous visitons plein d'endroits et meme l'atelier de cette artiste qui peint les vases à la main!
De Caltagirone, nous faisons une visite à la Villa Romana Casale mondialement renommée pour ses mosaiques. La construction de cette villa romaine du Casale remonterait au IIIe siècle après J.-C.. La villa est aujourd'hui reconnue pour ses 3 500 m2 de mosaïques. Elle est classée au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1997, et elle représente donc une visite incontournable lorsqu'on se rend dans cette région. Ces immenses surfaces (planchers, murs, etc..) couverts de mosaique racontent avec détails et couleurs diverses aspects de la vie des Romains. On pense que la villa était au coeur d'un immense domaine agricole mais l'identité de son ou ses propriétaires reste incertaine. En 1194, le mont Mangone s'écroule sur la villa et elle reste enterrée pendant 7 siècles. Ce n'est vraiment qu'en 1881 que les travaux de l'architecte Pappalardo contribuent à sa redécouverte. Pour la mettre presque entièrement à nu, un bon nombre de campagnes de fouilles furent nécessaires. Il est d'ailleurs probable que certaines pièces et ailes du bâtiment n'aient pas encore été mises au jour.
Ce soir là, Luigi nous propose d'aller manger à son restaurant préféré mais aussi de nous faire visiter Caltagirone "by night". C'est Heiner qui conduit dans le dédale des rues de la ville avec Luigi comme co-conducteur. Moi je suis à l'arriere et traduit si nécessaire les instructions de notre nonno sicilien! Quelle aventure! Le repas au restaurant sera bien mérité.
Nous sommes vraiment ravis de notre séjour à Caltagirone! Nous faisons nos adieux à toute la famille le matin de notre départ!
Malheureusement, nous n'avions pas acheté nos billets en ligne et nous n'avions pas envie d'attendre 1 heure avant de pouvoir y accéder (seules 20 personnes à la fois y sont autorisées!). Nous les avons donc contemplé de la plage avoisinante.
Cette nuit là, nous sommes allés nous promener à 3 heures du matin dans le voisinage et avons trouvé une place de stationnement publique près de notre hôtel! Ce fut une belle promenade et nous avions un parking pour le reste de notre séjour!
Bien que l'atmosphère ait été agréable la qualité des produits de ce kiosque laissait à désirer...notre couscous aux poissons était plus semoule que poisson!
Ceci termine notre séjour en auto. Nous arrivons à l'aéroport de Trapani, stationnons l'auto dans l'enclos de Budget Car mais personne n'est au guichet! Aucune indication que le responsable va revenir à son poste...Quoi faire???? Je téléphone au numéro inscrit sur notre contrat: personne! A mon troisième essai, on me répond en italien (le balayeur????) et on me dit que je dois aller à l'aéroport pour y remettre les clés de l'auto dans une boîte sur le comptoir de Budget Car. J'explique la situation aux représentants des autres bureaux de location mais un haussement d'épaule est la seule réaction que j'obtiens! Alors on se résigne: nous verrouillons l'auto, marchons jusqu'à l'aéroport et y laissons les clés. Un manquement bien sicilien: apres tout, c'était samedi et nous étions arrivés 2 heures à l'avance. Ce bureau, supposément ouvert 24/7, ne l'était pas!
C'était la saison des grenades...
Le lendemain, bien que le téléphérique soit encore fermé, nous allons à Erice par autobus! Voilà qui est plus fiable...Nous arrivons très tôt à Erice. L'autobus méandre sur la route de montagne et les paysages sont vraiment extraordinaires. La SP31 est le trajet journalier des bus que les locaux prennent pour voyager de Trapani à Erice et à Valderice, un peu plus loin. La silhouette de l'imposante San Vito Lo Capo domine le paysage.
Vers 11 heures du matin, l'ambiance devint moins sereine car une vingtaine de bus venait décharger (!) des hordes de touristes dans les petites rue de la ville. Nous étions contents d'être arrivés assez tôt à Erice. Mais à cette heure. il va sans dire que nous avions déjà un peu faim. Pas question de quitter la ville sans manger une bouchée! C'est dans petite pasticceria (Pasticceria Maria Grammatico) que nous avons dégusté un des meilleurs desserts aux pistaches du voyage!
De retour à Trapani pour une nuit avant de reprendre la route pour Monreale et Palermo. A Monreale, à part la merveilleuse cathédrale, il y aura la rencontre avec nos amis Peter et Ruth qui ont fait le voyage de la Suisse avec leur VR ! Nous les retrouvons avec plaisir et allons prendre un petit lunch à la terrasse du restaurant O'Lusso a Monreale. J'en profite pour commander une caponata, plat régional très prisé en Sicile. Comme O'Lusso est un resto gourmet, la caponata (aubergines frites, tomates, olives) est faite sur place et est absolument délicieuse! un parfait accord avec le vin blanc sicilien de Corleone!
Le lendemain, accompagnés de nos amis, nous visitons la cathédrale de Monreale. Je peux franchement dire que nous avons été ébahis par cette cathédrale. Nous avions pourtant lu les guides, vu des photos mais l'expérience in vivo nous laissa bouche bée. Les murs de cette cathédrale semblent être drapées d'or: en fait, ce sont de petites mosaiques de 1cm carré qui recouvrent les parois de la cathédrale. Inimaginable comment ce put être réalisé! Quelques photos...
Ces photos furent prises en début de matinée alors que le soleil illumine l'intérieur de la cathédrale. Nous reviendrons le lendemain mais cette fois en fin de journée alors que l'intérieur est plus sombre et donc, moins dramatique. Les façades extérieures de la cathédrale dénote une fusion harmonieuse des styles normands et arabes: des arcs tressés, des motifs géométriques, et des tours quadrangulaires, typiquement de style normand!
Comme la majorité des touristes ne viennent que passer la journée à Monreale (le trajet Palermo-Monreale se fait bien en bus), les soirées à Monreale sont bien tranquilles. Quelques restos restent ouverts mais vides de clients. La place Vittorio Emmanuel à l'entrée de la cathédrale reste néanmoins très belle avec son illumination. Son attraction est la fontaine de Triton, un remarquable exemple d'art baroque érigée au XIXe siècle. Elle présente Triton, dieu grec de la mer combattant un monstre maritime...comme seuls les dieux grecs peuvent le faire!
Alors que Peter et Ruth reprennent la route (la vie nomade en VR s'accorde bien mal avec notre itinéraire de B&B en B&B), nous restons à Monreale et entamons une autre visite qui restera dans nos mémoires, celle du magnifique cloître adjacent à la cathédrale. Une merveille d'architecture et un endroit serein et silencieux loin des foules de touristes.
Ci-dessous, le théâtre de Palerme, ou Teatro Massimo Vittorio Emanuele (litt. en français : « Grand Théâtre Victor-Emmanuel ») est la plus vaste maison d'opéra d'Italie et l'un des plus grands d'Europe de cette époque. Des salles de représentation, de réception, des galeries et des escaliers monumentaux entourent le théâtre proprement dit, construit entre 1875 et 1891, qui peut accueillir 1 640 spectateurs et la scène 700 acteurs. C'est un beau quartier plein de vie autour de ce Teatro Massimo, surtout sur la via Cavour. Comme nous aurions aimé assister à un concert dans ce grand théâtre!
Quand les passagers d'un bateau de croisière débarquent pour le lunch... les restos se remplissent rapidement. Puis , tout se vide quand ce beau monde repart sur le bateau!
Notre dernière soirée à Palerme fut mémorable! Comme chaque jour, nous nous sommes rendus aux Quattro Canti, l'intersection des deux rues principales qui traversent la ville : la via Maqueda et le Corso Vittorio Emanuele. Il y a toujours tellement de monde qu'il est difficile de s'arrêter pour admirer l'architecture de ces quatre façades qui furent réalisées entre 1609 et 1620.
Nous ne sommes restés qu'une journée et demie à Céfalu. Mais ce fut une belle étape avant le départ pour une des îles éoliennes: Vulcano!
The Aeolian Islands are a stunning volcanic archipelago north of Sicily. It is famous for active volcanoes (Stromboli and Vulcano), its black sand beaches, smelly thermal mud baths, turquoise waters etc.
The movie clips included views of the volcano, and excursions on a motorcycle across the island.
We were hooked and wanted to add this destination to our travel plans on Sicily.
We booked an apartment for 3 nights. We picked this particular one because it claimed to provide an unobstructed view of the volcano.
After some challenges to get from Cefalu (our previous destination) to Milazzo (by train) and take a fast ferry (Liberty) across the Aeolian Sea to the island (it was a Sunday, and public transport runs on a reduced schedule, or not at all ...), we were warmly greeted by the son of our host, a great welcome.
First impression when arriving on Vulcano is the persistent, and, at times, overwhelming smell of sulphur, especially around the mud baths, which are just behind the ferry docks.
Our accommodation exceeded our expectations. Our street was dominted by THE vulcano!
The terrasse was surrounded by flowery hedges, and provided an unobstructed view of the volcano, emitting sulphuric gases.
We had to get used to navigate the tight serpentines along the way, but we managed without an accident! The views of the volcano and of the Aeolian islands were exceptional!
The first few hundred meters (the black section) went smooth, although at a steady angle upwards, the remaing section to the rim was more challenging and one had to look for a good foothold in order not to fall, or worse, sliding down on these were smooth rocks.
After a cold beer, we went again out to the beach for a swim over the hot vents. One could spot large swirls on the water. Once above it, it felt like sitting a wall-less whirl pool, and having a “cleansing”, due to the sulphur smell in the air.
Of course, in case there was not enough sugary elements in the breakfast, one could buy marzipan...a real work of art here!
Venice:
We had been in Venice many times, starting in the 1970s, and we are still not getting enough of this city. On each visit we discover new places, or we revisit places we had seen before and which left us with great memories.
Our preferred place to stay (when not camping) is Lido Island. It is outside of the touristy buzz, with local shops/supermercatos/cafes - like a real small Italian town. This time we stayed close to the ferry terminal, Hotel Riegel, with a balcony for our room, overlooking a quiet neighbourhood of mansions set in a park like environment.
Once again, we purchased a weeklong Vaporetto pass that enabled us to move freely around Venice.
One place we had missed in our previous visits was “The Scuola Grande di San Rocco” (https://en.wikipedia.org/wiki/Scuola_Grande_di_San_Rocco).
The building has hardly undergone any alteration since its construction.
The confraternity is still active today, carrying out its traditional charitable duties as well as looking after its extraordinary artistic patrimony.
After our intitial dicovery of “Chiesa Parrocchiale di San Pantalon”, we are always drawn back to this unassuming 1600 century church.
Back in Venice, we continued our exploration making more use of Google Maps; it allowed us to navigate on foot from A to B, discovering new neighbourhoods, tiny alleys, hole in the wall passages, wine stores, in other words places and areas we had not seen before!
For example: Cantine del Vino Già Schiavi, a small enoteca with floor-to-ceiling bottles lining the walls, with wines by the glass, tapas, and all of that at surprisingly reasonable prices. Those italian cicchetti were made fresh at the back of the store...
And there are bakeries! one that we loved is actually part of a chain in Venice called Majer .
While trying to get out of a rain shower, we entered a little church: Chiesa di Sant'Eufemia, dating back to the 9th century. https://en.wikipedia.org/wiki/Sant%27Eufemia,_Venice
While looking around, a local curator approached us and in slow Italian (which Marleyne managed to follow!) gave us a detailed tour of this place, explaining paintings displayed on the walls (starting 9th century), explained the presence of different types of clay bricks on the church walls (that reflect changes and the age of the building), pointed to walled up passages ...What a treat! We must have spent about 90 minutes in this church which looked quite unassuming from the outside!


